La fraude qui tue

Publish and perish. En Chine, la fraude scientifique serait passible de peine de mort

Hallucinant ! Vu cette semaine dans la presse internationale : dans El Espectador, quotidien colombien (en espagnol) et sur le site d’informations médicales et scientifiques STAT (en anglais).

Pour ceux d’entre vous qui ne parlent aucune de ces deux langues ou n’ont pas envie de se fatiguer, micrologie vous fait un petit résumé, c’est pas piqué des vers !

Un récent suivi estime que 40 % des publications chinoises dans les domaines biomédicaux sont entachés de mauvaises conduites. Le mois dernier, nouveau scandale, 107 articles ont été retirés pour avoir tricher lors du processus de révision par les pairs. C’en est trop ! Le Ministère chinois des Sciences et Technologies a tapé du poing sur la table et prône la tolérance zéro. En avril, la Court de Justice a donc pris de nouvelles dispositions. Les chercheurs ayant triché seront condamnés à la prison, ils risquent même la peine de mort. Ça rigole pas…

Selon l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, 20 000 articles par an sont considérés comme frauduleux, soit 1 à 2 % de la quantité astronomique de papiers publiés chaque année dans le monde : 1 400 000 !
Par chez nous, un rapport recense pour les cinq dernières années, 46 affaires de plagiat, deux cas de fabrication de données et deux de falsification de données (1). Il y a encore pas mal de flou juridique, pris en fraude, les scientifiques français risquent surtout la disgrâce, au pire une suspension. Y’a deux poids, deux mesures !

 


En savoir plus :

(1) Ministère de lʼEnseignement supérieur,
de la Recherche et de lʼInnovation, Rapport sur l’intégrité scientifique de juin 2016

et création de l’Office français d’intégrité scientifique en mars 2017


Illustration :

Fraude scientifique, bricolage Micrologie 2017, inspiré de Georges de La Tour, Le Tricheur à l’as de carreau, 1638


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