Champignons à la rescousse

On adore les cèpes et les girolles ! Mais quand les champignons nous extraient de la tyrannie du plastique, alors là, on est carrément fan ! Dernier cri du design, utiliser des matériaux vivants mis en culture, en l’occurrence du mycélium. Ce réseau de filaments extrêmement résistants peut prendre toutes les formes possibles, il suffit de le laisser croître. Meubles, accessoires, emballages, mode, les créateurs commencent vraiment à s’éclater et signent l’obsolescence du plastique à base de pétrole. Pour le coup, le mycélium se nourrit de déchets et il est parfaitement biodégradable.

Des hyphes qui s’en mêlent

Le mycélium est la partie végétative du champignon, en se permettant une analogie un peu glissante, il serait les bras, les jambes, la bouche et le système digestif. Tout filandreux, il se trouve généralement au ras des pâquerettes, quand il n’est pas souterrain. Ostentatoire et fugace, le chapeau qui rissole si bien avec un peu d’ail et de persil, serait, quand à lui, l’organe de la reproduction.
Le mycélium est un réseau fait de minces fibres, au très joli nom d’hyphes. De plusieurs centimètres de long et quelques microns de diamètre, les hyphes croissent en se nourrissant du substrat, s’entremêlent et fusionnent en un matériau continu. Les créateurs d’objets champignonesques ont trouvé comment utiliser ces incroyables propriétés. Le mycélium prend la forme désirée en grandissant dans un moule ou bien sa matière termine comme « encre » dans une imprimante 3d.

Art et science

Le développement de ces biomatériaux est un parfait exemple de collaboration réussie entre art et science. Plusieurs designers, dont la star du moment, l’artiste Maurizio Montalti, travaillent avec des laboratoires de recherche. Assez de blabla, il faut voir ça, je vous conseille le reportage de Vice.

Et dans la série Grow-It-Yourself, pourquoi ne pas essayer de fabriquer vos propres objets en mycélium, comme le propose l’incontournable entreprise américaine Ecovative (les frais de port pour la France refroidissent un peu, mais pourquoi pas).

 

 


[E.Le]

Illustration: Champignon à la rescousse, Collage Micrologie, 2016, inspirée de « petite baigneuse », Ingres, 1828

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